Dans le cadre d'un concours organisé par l'AUB (American University of Beirut) une étude a été menée par Georgia Hachem-Najem, Professeur en Biologie à l'Evangelical School Rabyé avec la participation de ses élèves, notamment, Mira Kassab, Yollande Melki, Claire Nader, Ibrahim Salamoun, Paul Sukkar. Cette étude passera devant le jury le 5 juin prochain.
Partant du principe que les abeilles transportent sur leur dos des particules chimiques et de métaux qui se trouvent dans l'environnement, le miel peut être utilisé comme un détecteur de pollution qui donnerait des indications sur le taux de présence de métaux lourds, de plomb, de cadmium, et de phosphores dans les fruits et légumes des alentours.
Les jeunes élèves-chercheurs ont prélevé des échantillons de miel de cinq régions différentes du Liban et se sont rendus à l'Institut de Recherches Industrielles (IRI) pour mesurer la quantité de métaux lourds et de plomb qui s'y trouve à l'aide d'un spectromètre d'absorption atomique.
Les résultats démontrent un taux élevé de plomb dans l'environnement libanais en général, et un taux particulièrement surélevé dans l'environnement du Sud Liban.
Ce que nous attendons maintenant de nos jeunes chercheurs c'est de nous apporter plus d'explication. Ils pourront éventuellement avancer quelques hypothèses sur les causes de cette présence chimique relativement "élevée" dans notre environnement et réfléchir sur les solutions qui pourront être envisagées pour remédier au problème.
A suivre…