Après deux longues journées de formation intensive pour apprendre les gestes nécessaires pour sauver une vie en danger, formation dispensée par une charmante dame de la Croix Rouge, j’obtiens ma carte de secouriste avec toute la fierté et toute la responsabilité qui vont avec.
Malgré la bonne humeur et l’ambiance sympathique qui régnaient lors de cette formation, une grande tristesse m’a envahi, pesant lourdement sur mon cœur, lorsqu'au matin de ma seconde journée de formation j’apprends que deux jeunes humanitaires Libanais, un musulman et un chrétien, membres de la Croix Rouge ont trouvé la mort alors qu’ils tentaient d’évacuer des civils pris dans les affrontements de Nahr el Bared, dans le nord du Liban.
A ces deux sauveurs de la vie des autres, de religions différentes mais d’une humanité similaire, unifiés par une cause au prix de leur sang, devenus symbole de cette fraternité renaissante entre tous les Libanais… une fraternité qu’on essaie encore d’assassiner !
... je leur dédie mes prières.
Selon un dicton chinois, " Sauver la vie d'un homme vaut plus que de construire une pagode de sept étages, " je me demande alors ce que vaut mourir pour sauver la vie d’un autre !!
Aujourd’hui je suis munie d’une carte de secouriste sur laquelle sera gravé à tout jamais le souvenir de mes deux humanitaires-martyrs Libanais.
NB. Une messe sera donnée en hommage aux martyrs de la Croix Rouge et de l'Armée libanaise ce dimanche 24 juin, à l'église Notre Dame du Liban à Paris.