Reference : An Anthology of Modern Arabic Poetry By Mounah A. Khouri,Mounah Abdallah Khouri,Hamid Algar
Reference : An Anthology of Modern Arabic Poetry By Mounah A. Khouri,Mounah Abdallah Khouri,Hamid Algar
Portrait des deux leaders politiques libanais:
K. JOUMBLATT dans son appartement, au téléphone, chez lui tenant conférence de presse, marchant dans rues, très entouré de garde du corps. Interview : "les hommes politiques libanais sont à changer, pour moi. P. GEMAYEL est très limite mais c'est un illuminé une sorte de fou lucide..."
Portrait P. GEMAYEL, dans son appartement, regardant la télévision, au cours de repas familial, assistant à messe interview : "K. JOUMBLATT est un de ces hommes politiques avec qui nous ne sommes pas d'accord mais il est aussi Libanais que moi... Dans ma vie politique mes enfants sont des phalangistes... "
Un Voyage avec Vamos Todos
Nous avons passé des heures et des heures à parler du Liban....
depuis deux ans presque. Laurent Chaineux, un grand ami, un Français qui ne connais le Liban qu'à travers les récits de ses amis, à travers mes récits, un poète amoureux des mots musiciens et des
mots peintres, qui vient de publier son premier recueil chez les éditions Brumerge... http://www.lezardes-et-murmures.com/... m'a surpris la
semaine dernière avec ce poème, éveillant en moi une grande nostalgie pour les montagnes paradisiaques de mon Liban...
Firdaous
A l'ombre de cèdres pubères
abreuvés du lait ruisselant
des hauteurs du Sannine,
les identités meurtrières
enfin s'épouseront.
Le vieil Hermon
enlaçant Saouda la divine,
Assal et Laban
couleront leurs douceurs
au lit d'Aïn el Arouss.
Alors enfin, mon coeur,
au coeur du Mont Liban,
énivré d'encens
je boirai ton nectar
et franchirai le seuil
de Firdaous.
Merci Laurent !!
Il n’y a pas d’exil heureux, mon amie libanaise. Oui, tu le sais bien : le pire est de rester dans les souvenirs, mais les souvenirs, eux, ne te quittent jamais. Tu cherches partout ton pays abandonné, on dirait une mère angoissé en quête de son enfant perdu. Tu tentes de retrouver ce goût particulier de la ville dans les saveurs d’un plat –mais ce n’est jamais tout à fait ça, les épices exhalent un parfum différent selon qu’on les sente ici ou là-bas. Tu aperçois ton pays dans une image furtive, dans une carte postale, dans l’accent d’un ami. Tu souris de ces petits bonheurs, tu en fais des fêtes. Des fêtes pour oublier. Mais à la fin du banquet, la nostalgie revient occuper la maison.
C’est drôle, tu dis que tu as de la chance. Pour toi rien n’est vraiment grave. Tu souris toujours. Tu penses à tes enfants, tu t’accroches à leur avenir. Tu montres au monde que tu sais t’adapter, que tu peux réussir. Tu es toujours élégante : question de politesse, on ne s’habille pas n’importe comment quand on est invité. Sur tes papiers administratifs, à la case « nationalité », tu as toujours un temps d’hésitation : apatride serait tellement plus juste. Mais qui devine que derrière tout cela il y a quelque chose qu’on a tué, une part de toi ?
« Il n’y a pas d’amour heureux » : ça je le savais, le poète me l’a enseigné et j’ai assez vécu pour ne pas l’oublier. Mais personne ne m’avait appris qu’il n’y a pas d’exil heureux, et les années n’y peuvent rien. Mon amie libanaise, j’aimerais être aussi fort que toi, ce sourire-armure, mais comment fais-tu ? J’aimerais aussi que tu ne marches plus seule. Que tu te dises que tu es chez toi ici, que tu n’as rien volé. Bien au contraire, tu as tout donné. Tu as tout construit avec ta seule force. Ma très chère amie libanaise, j’aimerais sourire avec toi, te parler des arbres et des rivières. Des livres. Des poèmes qui consolent. De la vie. De demain. Et quand tu évoqueras le Liban, on rira aux éclats avec tous les souvenirs que tu as laissés là-bas.
Mohammed
La thèse traite des problèmes posés par la défense du Moyen-Orient depuis 1950 jusqu'à la crise de Suez en 1956. Elle s'ordonne en deux parties. La première traite de la période pendant laquelle, la Grande- Bretagne, consciente d'appartenir au camp des vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale mais aussi d'être quasiment ruinée, s'efforce de rester une grande puissance impériale. La perte de sa position au Moyen-Orient entraînait la disparition de son statut. Mais au Moyen- Orient, des problèmes nouveaux émergent: nationalisme arabe, notamment égyptien, conflits interarabes et israélo-arabe, menace soviétique... La politique de défense qui se fondait sur des accords bilatéraux connaît un changement : elle doit désormais se baser sur le concept de défense collective et inviter d'autres puissances occidentales, notamment les Etats-Unis, à partager le coût de la défense au Moyen-Orient. Dans cet esprit, les Britanniques élaboreront successivement deux projets de systèmes régionaux de défense collective, l'un fondé sur le « noyau arabe » — l 'Egypte avec son enclave à Suez, — l'autre sur l'Irak, la Turquie, le Pakistan et l'Iran, formant une ceinture dite « Northern Tier » sur la frontière sud de l'Union soviétique. Le premier système ou le Middle East Command ne tardera pas à céder la place au pacte de Bagdad, le 5 avril 1955. Ce revirement d'un concept stratégique vers un autre fera l'objet de la seconde partie du travail où le rôle des Etats-Unis, l'importance de l'arme nucléaire, les difficultés et conflits endémiques du Moyen-Orient seront analysés. L'élaboration, puis l'échec des divers systèmes seront révélateurs des tensions diplomatiques et de l'histoire difficile des relations entre la Grande-Bretagne et le Moyen-Orient à cette période, et finalement des vraies raisons du retrait britannique.
http://www.lulu.com/product/couverture-souple/la-grande-bretagne-et-lorganisation-de-la-d%C3%A9fense-au-moyen-ori/10894778?productTrackingContext=search_results/search_shelf/center/1
By Samuel Maoz, Lebanon is a film set
entirely
Beirut, the Mistress of the World
We confess before the One God
That we were envious of you
That your beauty hurt us
We confess now
That we've maltreated and misunderstood you
And we had no mercy and didn't excuse you
And we offered you a dagger in place of flowers!
We confess before the fair God
That we injured you, alas; we tired you
That we vexed you and made you cry
And we burdened you with our insurrections
O Beirut
The world without you won't suffice us
We now realize your roots are deep inside us,
We now realize what offence we've perpetrated
Rise from under the rubble
Like a flower of Almond in April
Get over your sorrow
Since revolution grows in the wounds of grief
Rise in honor of the forests,
Rise in honor of the rivers
Rise in honor of humankind
Rise, O Beirut!
Whenever I say repentance, destinies give up on me
I miss her black eyes and melt of longing.
She is away and the nights never leave me alone;
And I lost the eyelash which used to hurt me; why should I care?
O eyelashes that kill and hurt
O eyes that sleep and wander
I would give u my whole life if you would give me happiness.
Songs withered
in the green heart
Maronite hymns are sung in the Aramaic or Syriac language. Their origin is closely related to the Antioch Church with its direct legacy of Jerusalem. The first Christian Antiochenes were born within the Jewish community. Their assembly – strongly bound to the synagogue – drew its inspiration from the traditional Jewish prayers and hymns (reading of the Old Testament, psalms and biblical songs).
But the Church was not long before it freed itself from the Jewish context and evolved in its own cultural way. New traditions were born, traces of which can be found in the Letters of Saint Paul as early as the 1st century.
By the
4th century, the intertwining of Roman, Byzantine, Jewish influences brought about the Syriac hymnody which was namely propelled and dominated for centuries by the hymns and poems of
Saint Ephrem, a Syriac-language hymnographer and
theologian.
Saint Ephrem’s works continue to dominate the Syriac hymnography and the current Maronite liturgy despite many tendencies to westernize the Maronite Church.
Dès la fin du XIXe siècle, et durant le XXe siècle, les difficultés socio-économiques (chômage, crise économique),
politico-confessionnelles et les tensions militaires (conflits internes de 1840-1860, guerre civile de 1975-1990) qui sévissent au Liban, se traduisent par le départ de millions de Libanais vers
l'étranger. Aujourd'hui, la diaspora libanaise, l'une des plus importantes au monde - entre 5 et 8 millions de libanais -, est répartie à travers différents pays du monde : principalement en
Amérique Latine et Amérique du Nord et dans une moindre mesure en Europe, Australie, dans les pays Arabes et l'Afrique noire.
Une diaspora « exemplaire »
Présentés le plus souvent comme des membres d'une diaspora modèle d'intégration et d'ascension sociale, le fait est que la plupart des Libanais arrivés en France sont francophones et ont un
capital économique et social de départ. Leur « force » réside dans leur capacité financière associée au capital humain : une haute qualification et un réseau migratoire. Leur niveau d'instruction
généralement élevé favorise leur entrée dans la classe moyenne et parmi les catégories socio-professionnelles supérieures.
Souvent affublés de la représentation de « commerçants dans l'âme », ils ont en fait transposé le secteur d'activité le plus important au Liban dans leur pays d'accueil. Les secteurs dans
lesquels ils se concentrent en France sont la chimie, la pharmacie, l'industrie des nouvelles technologies des télécommunications, la banque, l'immobilier, la presse, la restauration, les
professions libérales et le service. Leur particularité de fonctionnement en réseau de solidarité économique a fait par ailleurs que cette diaspora a pu être qualifiée parfois de « Lebanese
Connection ».
Concentrés essentiellement dans les grandes villes de France, les Libanais sont surtout présents dans la région Ile- de- France, et notamment à Paris, où beaucoup habitent dans les « beaux
quartiers » et les « belles banlieues ».
La France, « tendre mère » et « seconde patrie »
Depuis la fin de la Première guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman, la France est un espace privilégié d'accueil pour les libanais, surtout chrétiens maronites. Elle continue aujourd'hui à occuper une place spécifique.
Le lien dit historique, culturel, politique et économique entre le Liban et la France, exerce un rôle attractif à travers la francophonie. La diaspora libanaise est nourrie des représentations de ce lien d'amitié séculaire : la France est considérée comme la « tendre mère » ou la « seconde patrie ».
Ce lien franco-libanais est perpétué par la « rhétorique de l'amitié » des acteurs politiques (français et libanais), symbolisé par la francophonie et ravivé régulièrement au cours d'actions diplomatiques, politiques et militaires de la France au Liban.
Mais ce lien est d'abord un lien entre la France et les chrétiens d'Orient (les acteurs religieux maronites du Mont-Liban). Au XIXe siècle, les missionnaires européens ou américains présents dans la région, instrumentalisent la religion chrétienne à des fins politiques. Sous l'Empire ottoman, les membres des communautés chrétiennes minoritaires dans l'empire, considérés comme dhimmis, étaient protégés par la France. Ce sont également les premiers à profiter de l'enseignement des congrégations religieuses. Ces relations se déroulent alors sur fond de rivalités entre chancelleries européennes, gouvernement ottoman et acteurs locaux du Mont-Liban tels que l'Eglise maronite, les chefs féodaux et les personnalités politiques.
Après la Première guerre mondiale, des comités et alliances militent auprès des puissances européennes en faveur de la création d'une Grande Syrie ou d'un Grand Liban. Le Liban est créé en 1920
sous mandat français.
Après l'indépendance du Liban, la France tend à redynamiser les liens franco-libanais dans un contexte de nouvelle donne géopolitique. Les relations diplomatiques des deux pays mettent en avant
l'héritage de la France au Liban sur les plans historique, politique et culturel. Elle parvient à sauvegarder l'essentiel de ses intérêts économiques à travers la permanence de son influence
culturelle : la francophonie.
Réévaluation ou confirmation de la relation ?
Après la Seconde guerre mondiale, la France devient spectatrice de l'hégémonie américaine dans un contexte de guerre froide. Marquées par la vision coloniale du gouvernement français de l'époque,
les représentations du lien franco-libanais évoluent. Autrefois la France était « protectrice des lieux saints », elle devient « protectrice du Liban, de son intégrité et de son indépendance »
face aux pressions internationales, régionales et internes.
Suite à la présidence De Gaulle, la position de la France s'infléchit au nom d'intérêts économiques et des obligations de la realpolitik. Les relations franco-libanaises s'enlisent au cours de la
guerre civile libanaise (1975-1990), où la position peu claire de la France est critiquée. Sa relation ambiguë face aux chrétiens - qui s'affrontaient dans des combats entre milices - fragilisa
son image.
C'est le tandem Hariri-Chirac des années 90 et l'image de cette « amitié personnelle » qui marqua le renouveau du lien franco-libanais. Celui-ci fut relancé par le biais d'une coopération
culturelle, scientifique et technique ainsi que de nombreuses aides financières débloquées par la France pour aider le Liban.
Aujourd'hui, le Liban trouve un écho sur la scène européenne à travers ce soutien français. De son côté, la France joue de sa double image de protection de la nation libanaise et des chrétiens d'Orient et trouve ainsi un écho auprès des pays arabes du Moyen-Orient. La France cherche ainsi à se placer en interlocuteur « neutre » entre les Etats-Unis et les Etats arabes du Moyen-Orient (cf. la guerre d'Irak et le conflit de juillet 2006 au Liban). Dans ce jeu d'influence, « l'image de marque française » et la référence au lien franco-libanais, gomment les aléas de l'Histoire et permet à la France de légitimer son action au Liban.
Aujourd'hui, la présidence Sarkozy reste partagée entre realpolitik et maintien de l'héritage de protection du Liban. Elle entretient à la fois le discours du lien traditionnel avec les chrétiens tout en traitant avec les autres acteurs politiques libanais (sunnites avec Hariri) et hésite même à prendre en compte le Hezbollah. Ce positionnement de la France plus flou, agace les interlocuteurs libanais maronites.
La diaspora libanaise en France : caisse de résonance des conflits politico-communautaires et identitaires du Liban ?
En France, la diaspora libanaise présente deux types de cas de figures : ceux qui ont « coupé les ponts » avec le Liban et ceux qui entretiennent les liens avec leur pays d'origine.
Pour ceux qui restent « connectés » au Liban, le modèle sociétal libanais de solidarité familiale, sociale et confessionnelle peut perdurer en France. Les lieux de cultes jouent alors un rôle de ciment. Le plus significatif à Paris est l'Eglise Notre- Dame du Liban, paroisse maronite rattachée au foyer franco-libanais et liée politiquement et diplomatiquement dès son origine à la France.
Les associations constituent aussi une part du tissu social communautaire libanais. Mais certaines associations importantes jouent un rôle politique et n'ont de culturel que le nom. Ainsi l'ULCM (L'Union Libanaise Culturelle Mondiale), présente dans chaque pays où se trouvent des Libanais de la diaspora, cherche à jouer un rôle politique au Liban en faisant une sorte de « lobbying » auprès des gouvernements des pays d'accueil.
La diaspora est en effet très politisée, tout comme l'est la société libanaise. Les Libanais émigrés transposent en France les conflits politico-communautaires ayant cours au Liban. Ainsi, à travers leur dynamisme politique à Paris, les rivalités de pouvoir divisent les deux grands partis politiques chrétiens opposés au Liban : les Forces Libanaises (Parti de Samir Geagea) contre le Courant Patriotique Libre (Parti du Général Aoun).
Mais si la diaspora est politisée et divisée, elle n'est pas pour autant majoritairement active politiquement. Lors d'évènements tragiques au Liban (l'assassinat de Rafiq Hariri ou le conflit de juillet 2006), la diaspora sait faire bloc tout en faisant face aux divisions. Mais les émigrés libanais côtoient pourtant d'autres Libanais n'ayant pas les mêmes opinions que les leurs, et par la même sont amenés à nuancer leur propos.
Conclusion
Si la diaspora libanaise n'a pas de réelle importance au niveau politique auprès des gouvernements français malgré ses actions de lobbying soft, elle représente des enjeux internes à la scène libanaise. Soutien de la croissance économique libanaise, elle ne peut cependant jouer de rôle politique. Lorsque cette diaspora tente d'agir au Liban directement, utilisant de nouveaux paramètres identitaires dans son action économique ou politique, elle n'est pas acceptée comme telle par les acteurs libanais. Ces derniers n'ont en effet pas intérêt à voir fleurir des idées politiques divergentes de celles établies ponctuellement et de manière localisée par le système politico-communautaire en vigueur...
Observatoire dirigé par Barah Mikaïl, chercheur à l'IRIS.
Reports that say that something hasn't happened are always interesting to me, because as we know, there are known knowns; there are things we know we know. We also know there are known unknowns; that is to say we know there are some things we do not know. But there are also unknown unknowns - - the ones we don't know we don't know. And if one looks throughout the history of our country and other free countries, it is the latter category that tend to be the difficult ones.
Ce lien vous transportera dans un Liban des années 1960... C’est un film
d'environ 25 minutes faisant partie d'une série de cinq émissions de la collection Escale au Proche-Orient, diffusé sur TSR (la télévision suisse) en 1962 et intitulé «Trois cartes
postales du Liban».
http://archives.tsr.ch/player/liban-cartepostale
Avec ce film, visitez un Liban en paix… où rien ne laisse entrevoir les tensions naissantes qui aboutiront, treize ans plus tard, au déclenchement de la guerre civile.
http://www.latimes.com/news/nationworld/world/la-fg-lebanon-banker21-2009feb21,0,7932287.story
Walking through the streets of Paris yesterday, I stopped by Shakespeare &
Co, an English bookshop facing Notre Dame. Visiting this bookshop for me is a real treat... Every time I step inside, I watch with awe the beautiful ceiling with its exposed beams and the old
colorful floor with its patchwork paving. But as I stepped into the bookshop yesterday, I didn't have time to admire the place. There were these twin words, Lebanon, Lebanon, on a table at
the opposite end of the room, staring me right in the face. I crossed the room, picked up the book and bought it.
At home, I scanned through the pages.... I discovered a collection of notes, excerpts and poems by various famous Lebanese and non-Lebanese writers, from John Le Carré, Paul Auster, Robert Fisk, Doris Lessing to Alexandre Najjar and many many others. These excerpts, I learned, were written or collected, and packed and edited in this one book in the aftermath of the July 2006 war on Lebanon. The profits from this anthology are intended for children's charities in Lebanon.
The difficulty of choosing a passage for my blog compelled me to take a nibble here and there at one writer and another... without taking them all of course, since I have no intention of copying the book here. The crumbs and bits of writings I picked up for your tasting are put here at random, like a plateau of amuse-gueules.... Madame est servie. For the whole cake, you will have to contribute to children's charities in Lebanon :)))
Remember we are in July 2006.
* * *
As of today, the peace process will be intensified through war. These are safe bombs, and any fatalities will be minors. The targets are strictly military or civilian. Anomalies may occur, but none out of the ordinary. This release has been prepared by official stop. (Blake Morrison, p.27)
The switch from peace to a state of war is the fastest transition. The few minutes leading up to 9.20 am on Tuesday were a world away from the minutes that followed it. There has been no warning... none of the usual signs that was about to break out. (Hassan Daoud, p.22) And now the Lebanese people will have to learn the art of misery all over again. (Margaret Drabble, p.212) Over my dead body. (Mona Hatoum, p.35)
If you kill a hundred innocent civilians and one terrorist, are you winning or losing the war on terror? 'Ah', you may reply 'but that one terrorist could kill two hundred people, a thousand, more!' But then comes another question: if, by killing a hundred innocent people, you are creating five new terrorists in the future, and a popular base clamoring to give them aid and comfort, have you achieved a net gain for future generations of your countrymen, or created the enemy you deserve? (John Le Carré, p.36) 'It makes you think, doesn't it? Makes you think about life. Here today. Gone tomorrow? It makes you think about life and death, doesn't it? But here I go, philosophizing again.... (V.S. Naipaul, p.76) The only clear thing in history is pain. The only clear thing in history is silence. In suffering there is no equality. In the hot rain of silence there is no balance. (George Szirtes, p.70) The matter is difficult to put into words. For fear, real fear, such as shakes you to your foundation, such as you feel when you are brought face to face with your mortal end, nestles in your memory like a gangrene: it seeks to rot everything, even the words with which to speak of it. (Yann Martel, p.81) Don't worry. You'll get used to it. Eventually you won't even realize that there is a war. (Zena al Khalil, p.48)
'What are you doing, Dad?'
'I have these files to finish,' he answered, settling himself in a corner of the shelter.
'What files? The country is ruined. There are neither clients, nor tribunals, nor judges, nor justice ... What's the point?'
My father nodded and said these magnificent words: 'Tomorrow peace will come and I need to be ready.' (Alexandre Najjar, p.218)
It is because I walked from Achrafieh to Ras Beirut, via Ain al-Rumaneh or al-Bourj, by houses that offered their modest balconies to my eyes or their imposing high-rise glass façades, as well as their oriental late-Ottoman arcades that I feel at home in New York as well as in Fez. I walked the same route all through my twenties, humming the tunes of Edith Piaf, Um Kulsum and Feyrouz, as well as John Coltrane and the Rolling Stones, so that when I reached other cities, any other city, I could sing and dance to the same rhythms of those who were already there. ... and I thank Beirut for having prepared me to see migration as a promise of adventure. (Mai Ghoussoub, pp.65, 66)
* * *
As I left Shakespeare & Co of the rue de la Bucherie yesterday... sliding down towards Saint-Eustache and the boulevard Saint-Michel, I was like Mai Ghoussoub living life away from Beirut as an adventure... but... for me, it will definitely be a transient one. Patricia
* * *
Book's details: Paperback: 256 pages.Publisher: Saqi Books (20 Sep 2006).Language English.ISBN-10: 0863566413.ISBN-13: 978-0863566417
Editor's description: Children are living in appalling conditions in Lebanon since the outbreak of war in July 2006. This collection of writing and drawings - from some of the world's leading authors and artists - is for them. The contributors include: Etel Adnan, Adonis, Paul Auster, Hoda Barakat, John Berger, Abbas Beydoun, Raymond Briggs, Carmen Callil, John le Carre, Jung Chang, Hassan Daoud, Mahmud Darwish, Margaret Drabble, Moris Farhi, Simone Fattal, Robert Fisk, Lara Frankena, Maggie Gee, Mai Ghoussoub, Charles Glass, Fabio Guzman, Malu Halasa, Mona Hatoum, Tobias Hill, Aamer Hussein, Nada Awar Jarrar, Tahar Ben Jelloun, Peter Kennard, Judith Kazantzis, Mazen Kerbaj, Zena el-Khalil, Hanif Kureishi, Doris Lessing, and Toby Litt. They also include: Madi, Jean Said Makdisi, Alberto Manguel, Yann Martel, David Medalla, Adrian Mitchell, Blake Morrison, Beverley Naidoo, V. S. Naipaul, Alexandre Najjar, Adam Nankervis, Greta Naufal, Shirin Neshat, Rebecca O'Connor, Orhan Pamuk, Hadrian Piggott, Harold Pinter, Clare Pollard, Mohammed Rawas, Rhea, Claudia Roden, Marisa Rueda, Kamila Shamsie, Hanan al-Shaykh, Owen Sheers, anna sherbany, David Shrigley, Iain Sinclair, Souheil Sleiman, Ali Smith, George Szirtes, Arnold Wesker, Brian Whitaker, Hugo Williams, and Zapiro
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